L’ENTRETIEN ET LA CULTURE DE
L’OLIVIER
Longtemps, on a pensé que l’olivier ne
nécessitait que peu de soins ; cet arbre était le plus
souvent planté sur les terres les plus ingrates. Or, sous
l’impulsion des agronomes et avec l’arrivée des nouvelles technologies
culturales, les cultivateurs se sont mis à s’occuper de leurs
arbres.
LE SOL, Il doit être
entretenu :
On l’enrichit avec des engrais, on
l’aère pour améliorer la perméabilité du terrain
et on élimine toute végétation. Néanmoins, le
labour n’est pas indispensable et de nombreuses oliveraies ont un sol
enherbé. Peu exigeant sur la nature du terrain, l’arbre redoute
néanmoins les trop compacts et ceux infestés par le
pourridié. L
LES MALADIES ET LES PREDATEURS :
Très courante dans les
régions septentrionales de la Méditerranée, la MOUCHE de
l’olive est son pire ennemi. Lors des périodes estivales, elle
dévore les fruits et fait augmenter l’acidité de
l’huile. Très redoutés, les étourneaux n’hésitent
pas à dépouiller entièrement l’arbre de ses fruits.
Les autres prédateurs sont la teigne et la cochenille noire. Des
champignons attaquent aussi l’olivier ; la présence du
cyclonium ou « œil de paon » entraine une
défoliation importante. Pour les chasser efficacement, l’oléiculteur
doit constamment surveiller ses arbres.



LES
TROIS GRANDS TYPES DE TAILLE :
On pratique habituellement une taille
d’entretien tous les ans ou tous les deux ans, au printemps, après
la récolte. On élimine alors tout le bois mort qui a
fructifié, afin de favoriser les jeunes pousses et on scie tous les
gourmands qui prennent naissance sur les branches de l’arbre, car ils ne
donnent que peu de fruits. Cette taille doit permettre à l’arbre
d’être tout entier exposé à la lumière
(d’où sa forme évasée) et de maintenir une
production convenable en stimulant la naissance de nouvelles pousses
fructifères.
Pour les jeunes plants, on applique une taille
annuelle de formation. On rabat le faite de l’arbre à un 1
mètre de hauteur environ et on sélectionne les
charpentières maitresses afin de guider la frondaison de l’arbre
et d’équilibrer le flux de sève pour permettre une
exploitation rationnelle et aisée des vergers. On veille à étaler
le port de l’arbre.
On revanche, pour remettre en production des arbres
anciens ou pour rajeunir les vieux arbres, on effectue une taille de
rénovation par laquelle on élimine les ramifications
âgées peu productives on les remplaçants par de nouvelles.
La taille sera plus ou moins sévère :
- La taille douce garde intact l’appareil
productif – La taille de restauration ne laisse que les
charpentières d’origine – La taille de
régénération coupe le tronc à la base
(recépage) afin de stimuler les rejets.
L
L’IRRIGATION :
Si les précipitations ont
été insuffisantes à la saison humide, l’olivier aura
du mal à affronter la sécheresse estivale. Aussi
l’arrose-t-on pour pallier ce manque d’eau. Quand on se dirige vers
le sud, plus l’aridité est forte, plus les arbres sont
espacés.
LA REPRODUCTION / :- DEUX TECHNIQUES SONT EN VIGUEUR :
*Le Bouturage : On met en
terre un fragment d’olivier qui prend racine, émet des rejets et
donne ultérieurement un arbre complet. Le plus souvent, on se sert de
rameaux ligneux. On donne le nom de garrottes aux grosses boutures.
Le bouturage par souchet ou
souqué se pratique pour les variétés franches de
pied : on prélève la transplante une protubérance
d’un vieil olivier.
Pour accroître le nombre de
plants produits, la technique du bouturage herbacé ou bouturage semi-
ligneux utilise exclusivement de jaunes rameaux en cours de lignification.
* le greffage : On
prélève un segment d’olivier cultivé(le greffon) qui
est inséré et nourri par un autre plan(le porte-greffe ou sujet).
Le greffage des oliviers sauvage est une technique traditionnelle qui offre
l’avantage d’une mise à fruits relativement rapide (4
à 5 ans).
Le semis de noyaux suivi du greffage
permet d’obtenir des pourettes (très jeunes plants) prête
à être transplantées en verger.
Actuellement,
le « semi- greffage » comme le bouturage
herbacé répondent aux besoins accrus de
l’oléiculture moderne : on doit produire une grande
quantité de sains et homogènes. Si sa production est
aisée, la lenteur de sa maturation et de sa croissance fait que
l’olivier n’est réellement productive qu’au bout de
dix ans.
|
CYCLE DE
DEVELOPPEMENT DE L’ARBRE |
||
|
Qualité de production |
Niveau de dévloppement |
Age |
|
Aucune production |
Enracinement
de l'arbre |
1 à 7 ans |
|
Production des fruits en augmentation |
Croissance |
7 à 35 ans |
|
Production régulière |
Pleine
force de l'âge |
35 à 150 ans |
|
Rendement en diminution,
voire incertain |
Sénescence |
150 ans et plus |